Le bonheur

Une réflexion de Marthe Marie Rochet 

Quels sont les repères que nous proposons pour vaincre l’ignorance et promouvoir le choix du bonheur ?

La première question à se poser pour mémoire : Qu’est-ce qu’un être humain ? Sans doute y a-t-il plusieurs définitions. Notre définition est celle-ci : un tout composé d’un corps physique, d’une psyche comprenant des aspects psychologique, émotionnel et intellectuel (le mental), d’un corps spirituel ou âme qui comprend l’âme personnelle et l’âme universelle, cf Carl Gustav JUNG et de l’Etre (en anglais « stillpoint », littéralement point tranquille). Dans l’Evangile de Marie-Madeleine de Jean-Yves LELOUP, l’homme serait un composé de corps (soma), d’âme (psyché), d’esprit (noûs) et d’Esprit (Pneuma).

Sauf l’Etre ou Esprit (Pneuma, souffle divin en nous), qui n’a pas de besoin par définition, l’être humain, tout comme les autres êtres vivants : animaux et plantes, ont des besoins vitaux. Ces besoins, personnels et collectifs en ce qui concerne les humains, doivent être connus, identifiés et satisfaits de manière adéquate, dans un équilibre et avec des objectifs à long terme, moyen terme et court terme.

S’ils sont ignorés, y compris par les politiques, il y a risque de mal-être, maladie, parfois de mort…et de guerres…

En relation avec les aspects décrits ci-dessus de la personne humaine, les besoins vitaux sont dès lors physiques, psychologiques, émotionnels, intellectuels et spirituels. Ils sont considérés comme formant un tout indissociable car ils interagissent. Les émotions indiquent des besoins. Le corps parle. Il faut apprendre à d’abord l’écouter avant de le faire taire à force de médicaments. N’est-ce pas ce savoir qui serait aujourd’hui le fondement de la sagesse ? Car ces besoins se manifestent personnellement et collectivement par des signaux de manque, des symptômes de maladie qui doivent pouvoir être décodés.

Mais pour pouvoir prendre soin de ses besoins, outre les connaître et en avoir les moyens, il faut être en bonne santé physique et mentale, se trouver dans des circonstances de vie normale, pouvoir demander de l’aide et la recevoir.

Le père de cette théorie est le psychologue Abraham Maslow dont le livre de référence « Motivation » a été traduit en français : « Devenir le meilleur de soi-même ». Ce titre n’est-il pas le programme proposé par Zarathoustra ? Marge Reddington (par ordre alphabétique), infirmière et psychothérapeute américaine, a développé cette théorie et l’a rendue plus accessible à tous. C’est elle qui a inspiré l’auteure du site “pourlebonheur.be”. N’est-il pas évident que ce savoir conduit à la sagesse, permet de résister aux sollicitations de la société de consommation ? Le mal, c’est l’ignorance.

Le besoin racine, celui qui sous-tend tous les autres, est la sécurité vitale : sécurité physique, affective, besoin d’assurer sa survie physique et spirituelle… Il y a une bonne cinquantaine de besoins qui ont été répertoriés.

Certains pensent connaître leurs besoins vitaux. Ils ne connaissent que ceux qui apparaissent immédiatement à leur conscience pour autant qu’ils soient à l’écoute et qu’ils ne se trompent pas parce qu’ils peuvent confondre besoins et envie et manière de satisfaire les besoins ou parce qu’ils recherchent des compensations pour des besoins non identifiés, non satisfaits.

Cette théorie demanderait une conférence de deux heures. Je n’ai fait que l’esquisser. Si vous souhaitez en prendre plus largement connaissance, voici l’adresse du site : qui comprend un forum de discussion.

Au plaisir de vous lire